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Trierweiler: Pompadour « normale » ou mégére jalouse ?

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Sarkozy jouait au golden boy, se mariait avec des tops models, tenait des propos de cowboys. Avec Valérie Trierweiler et François Hollande, on tombe dans le vaudeville entre l’ex compagne officielle, la concubine en titre et le placard en face du lit ou vous trouverez le président.

Valérie Trierweiler n’aime pas le terme de « première dame ». Cette traduction de « first lady » ne recouvre pas en France la réalité américaine qui accorde à la femme du président un rôle bien défini allant jusqu’à faire la campagne de son mari, la first lady est quasiment le bras droit politique de son époux.

En France, la première dame est cantonnée dans les bonnes oeuvres, certaines utiles à la France, comme l’opération « pièces jaunes », d’autres plus militantes aidant de lointains Kurdes, ou humanitaires comme la lutte contre le Sida. La première dame doit éviter de faire de la politique et se pose plus en ambassadrice du pathos qu’en gardienne du parti. Même madame Mitterrand, pourtant trés accrochée à ses convictions, a toujours pris soin de ne pas impliquer le Président dans ses actions.

Valérie Trierweiler a déclaré qu’elle ne serait pas une potiche, reniant et humiliant en bloc les efforts de ses précédentes consoeurs.  Pas potiche mais plus utile en tant que « ménagère de moins de 50 ans que comme conseillère politique » puisque, affirme-t-elle, François Hollande a les qualités de ses défauts «J’ai découvert que ce que l’on pouvait prendre chez lui pour des faiblesses étaient en réalité ses grandes forces»,«Cela désarme l’adversaire quand vous tendez la main à quelqu’un qui tient un poignard»….

Monsieur Hollande a ce physique sensuel qui fait se pâmer les dames aux dents longues. Habillez le en plombier et notre sex-boy n’a plus qu’à se rabattre sur Meetic.

Ca, c’était la Valérie Trierweiler de la campagne, pudique, discréte, affirmant que « François, c’était l’interdit total » puisque déjà en couple, ce qui ne l’a pas empêchée de devenir sa maitresse…Nous la comprenons, il est évident que Monsieur Hollande a ce physique sensuel qui fait se pâmer les dames aux dents longues. Habillez le en plombier et notre sex-boy n’a plus qu’à se rabattre sur Meetic.

Valérie Trierweiler a des ambitions, elle se déclare « l’atout coeur de France » allant même jusqu’à envisager de se faire appeler « la première journaliste de France » , sans que aucune de ces appellations ne recouvre quelque chose de tangible.

Valérie Trierweiler a tenté de berner son monde, cela a tenu un mois. Petit à petit Valérie Trierweiler dévoile son caractére, qu’elle semble avoir mauvais, mordant, revendicatif et jaloux. Comme tous les roquets, « mauvais caractére » se transforme dans sa bouche en « avoir du caractére », cela les autorise à toutes les discourtoisies, à toutes les hystéries. Cela les autorise à des déclarations incontrôlées, déversant leur fiel et leur jalousie, et incontrôlables quand cela est twitté par une personne publique.

La derniére en date concerne le soutien de Hollande à son ex-femme Royale, soutien que Valérie Trierweiler juge insupportable puisqu’apporté à une rivale sentimentale. Valérie Trierweiler est incapable de se contrôler, peu importe le prix à payer pour une satisfaction maladive de quelques secondes. Peu importe que le prix soit politique, peu importe qu’elle détruise cette image de normalité sur laquelle Hollande a bâti sa campagne, peu importe que ce tweet raméne l’image de la présidence à celle d’un Sarkozy tellement et perpétuellement décrié par Hollande.

Sarkozy jouait au golden boy, se mariait avec des tops models, tenait des propos de cowboys. Avec Valérie Trierweiler et François Hollande, on tombe dans le vaudeville entre l’ex compagne officielle, la concubine en titre et le placard en face du lit ou vous trouverez le président.

On est dans la « normalitude » si plate de la bourgeoisie de province qui tient si fort aux apparences de respectabilité et de fortune moyenne. On est dans la médiocrité, dans le mensonge, la platitude et l’ennui.

Valérie Trierweiler se veut normale, une femme qui doit élever ses enfants, qui doit continuer à travailler, qui veut s’assumer financiérement et ne rien devoir à cet ennemi qu’est l’Homme. On est effectivement dans le trip normal d’une sympathisante des groupes-femmes des années 80. Son couple non marié de famille recomposée est normal, sauf qu’il semble que Monsieur Hollande, bien que sa copine tienne la maison de l’Elysée, ne trouverait pas normal de la nourrir elle et ses enfants.

Valérie Trierweiler tient à son intimité, ne supporte aucune question d’ordre privée, mais s’étale…s’étale…appelle publiquement à l’aide les Français pour lui définir son rôle…Qui suis-je? ou vais-je? C’est vrai tout cela est tellement normal, tout cela c’est la vie quotidienne de beaucoup de  femmes françaises qui se demandent si ce soir on achéte un beefsteak ou une paire de chaussure au petit dernier, parce que les deux dans le mois ce n’est pas possible…

Elle veut conserver une vie normale de citoyenne libre d’exprimer un avis différent et ménagére de 50 ans  tout en utilisant son rôle de premiére dame, vide de sens n’oubliez pas, qui sur un mot un seul, ordonne la décapitation de tous ceux qu’elle n’aime pas.

Bref elle aime le pouvoir, espére gouverner à travers son ami, et n’en faire qu’à sa tête, sûre d’être incontournable, bien qu’elle ait estimé à travers tous les médias que «première dame, c’est un second rôle»…..certainement un peu comme son compagnon qui estime que le drapeau français n’à qu’un second rôle à jouer dans le polaroid que nous voyons affiché maintenant dans toutes les mairies de France.

Valérie Trierweiler, aprés avoir affirmé qu’elle ferait mieux que Madame Sarkozy car « elle connait les codes », n’a rien compris à son rôle, a endossé un costume trop grand pour elle, vient de rater ses épreuves, et pas plus que Sarkozy n’a pu effacer le Fouquet’s, elle ne pourra rattraper ce manque de contrôle de trop qu’est son soutien au rival politique de Royal, ne pourra rattraper cette confusion qu’elle vient d’étaler, entre vie privée et vie publique, entrainant ainsi le président Hollande.

Elle joue un jeu dangereux, comme l’ont fait toutes les concubines royales, mais sans gloire, sans le panache d’une Pompadour, à son niveau de petite bourgeoise. Valérie Trierweiler oublie le poignard que son compagnon de président a dans la main…

Aujourd’hui c’est le premier ministre qui vient de rappeler à l’ordre Madame Trierweiller en lui conseillant  un « rôle discret » et de « rester à sa place », demain verrons nous Madame Trierweiller se retirer répudiée et la rage au coeur dans un quelconque couvent parisien ? Allez je suis sûr que Libération ou Marianne récupéreront la « premiére journaliste de France »....

PS: Mais et la rivale, me direz vous, dans cet univers impitoyable?

Elle a le beau rôle, femme abandonnée et seule avec 4 enfants, harcelée et martyrisée par la maitresse du pére de ses enfants, à qui son ex-mari vient de réaffirmer son soutien en réponse au tweet de Trierweiler. Il suffit qu’elle quitte sa morgue habituelle pour un air de femme fragile, et l’élection est dans le sac.

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