web analytics

s'abonner: Articles | Commentaires | Email

leader

Le stress post-traumatique : Quels sont les symptômes ?

0 comm.
PARTAGER

Qu’on l’appelle PTSD (post traumatic stress disorder), ESPT (état de stress post-traumatique), SSPT ( syndrome du stress post traumatique) ou SPT (stress post traumatique), il s’agit d’un état provoqué par un stress intense traumatisant ou l’intégrité physique et/ou psychologique a été menacée ou atteinte. Mais il peut aussi être provoqué par la répétition d’une situation anxiogène«Comme le meilleur acier exposé à l’air libre, la répétition de la menace corrode l’esprit et peut entraîner la rupture psychique » décrypte le Dr Andruetan, psychiatre de l’hôpital d’instruction des armées (HIA) Sainte-Anne de Toulon.

Le SPT n’est pas une maladie apparue avec l’Afghanistan. Pendant la guerre de Sécession aux Etats Unis (1861) on appelait cela le « soldier’s heart », pendant la première guerre mondiale « traumatisme dû au bombardement », au cours de la Seconde Guerre mondiale, « névrose de guerre » et lors de la guerre du Vietnam, c’est l’expression « stress de combat » qui a prévalu .

Le SPT est une réaction normale d’un humain civil ou militaire face à un événement de stress intense. Dans le cas des militaires, c’est une maladie psychique propre à toutes les guerres. Aucun soldat n’est à l’abri d’en être victime, de même qu’aucun soldat n’est à l’abri d’une blessure physique. Dans la majorité des cas, les symptômes disparaissent au bout de quelques mois quand le soldat est suivi, demande à être suivi et accepte d’être aidé. Parfois, les symptômes apparaissent des mois après le traumatisme.

Le SPT est une blessure psychique et en tant que blessure, il doit être traité dans les meilleurs délais.

 

Les symptômes courants du SPT

( Ce qui suit est emprunté au site ANCIENS COMBATTANTS CANADA )

Le SSPT est caractérisé par des symptômes que l’on pourrait classer dans trois grandes  catégories : l’intrusion, l’évitement et  l’hyperéveil.

Les symptômes d’intrusion

Les souvenirs, les images, les odeurs, les bruits et les sensations associés à l’événement traumatique peuvent « envahir » la vie de la personne qui présente un SSPT. Il arrive que le sujet soit à ce point habité par le souvenir de l’horreur vécue qu’il a de la difficulté à se concentrer sur le moment présent.Capture d’écran 2014-07-31 à 22.34.44
Certaines personnes déclarent être souvent envahies par des souvenirs pénibles qu’elles aimeraient pouvoir effacer de leur esprit. Elles peuvent avoir des cauchemars liés au traumatisme ou à d’autres événements horribles. Il arrive, pendant ces cauchemars, que le sujet bouge, sue abondamment et agisse pendant son sommeil comme si le rêve était réel.

Parfois, il a l’impression que l’événement se reproduit, phénomène que l’on appelle « flash-back », rappel d’images ou « reviviscence » de l’événement. Un rappel de l’événement peut le plonger dans la détresse et susciter des réactions physiques telles que la sudation, l’accélération du rythme cardiaque et la tension musculaire.

De manière générale, ces « intrusions » provoquent une profonde détresse et, parfois, d’autres émotions telles que le chagrin, la culpabilité, la peur ou la colère.

Les symptômes d’évitement

Les souvenirs et les rappels de l’événement traumatique sont très désagréables et engendrent généralement une détresse immense.

C’est pourquoi les sujets ont tendance à éviter les situations, les gens ou les événements qui éveillent le souvenir du traumatisme.
Souvent, ils s’efforcent de ne pas penser à l’événement, ou de ne pas en parler, et cherchent à se couper des émotions pénibles associées aux souvenirs.

Ce faisant, ils se détachent de leur famille, de leurs amis et de la société, et deviennent de moins en moins actifs.
Cette attitude peut les aider à éloigner les souvenirs douloureux, mais elle peut aussi leur donner l’impression de ne plus faire partie Capture d’écran 2014-07-31 à 23.05.38du reste de la société et les amener à ne plus participer aux activités auxquelles ils prenaient plaisir auparavant.

Ainsi, la personne devient « insensible » à son entourage et n’éprouve plus les émotions normales telles que l’amour et la joie, même à l’égard de ses proches. Ces réactions peuvent engendrer la dépression, un sentiment d’isolement et des problèmes familiaux.

Il arrive aussi qu’elles suscitent de graves problèmes de motivation en ce sens que le sujet a souvent de la difficulté à prendre des décisions et à agir. La personne peut avoir du mal à faire l’effort voulu pour s’aider elle-même ou même pour entreprendre une activité qu’elle aurait auparavant jugée agréable ou facile. Cette situation peut être très difficile à vivre pour la famille et les amis qui ont fréquemment l’impression que la personne est tout simplement paresseuse ou de mauvaise foi.

 

 Les symptômes d’hyperéveil
Souvent, la personne ayant vécu un traumatisme a été confrontée à sa propre condition de mortel. Sa vision d’un monde sûr et juste et sa croyance dans la profonde bonté de l’être humain peuvent s’écrouler, et son sentiment d’être à l’abri du danger peut s’évanouir.Capture d’écran 2014-07-31 à 23.15.49

Après l’événement traumatisant, il est fréquent que le sujet perçoive du danger partout et que l’idée du danger ne le quitte pas, de sorte qu’il a les nerfs à fleur de peau et se tient constamment sur ses gardes. Cet état peut conduire à l’hypervigilance ou à des problèmes de concentration (par exemple, le sujet est incapable d’entreprendre une longue lecture ou d’accomplir la moindre tâche en quelques heures, est facilement distrait).

On observe souvent chez ce sujet des troubles du sommeil.

La colère est souvent une caractéristique dominante du SSPT. Le sujet se sent irascible et prompt à s’emporter contre lui-même, contre son entourage et contre le monde en général. De nombreux anciens combattants se sentent délaissés, abandonnés et jugés par les autres. Ils peuvent se sentir trahis en raison de la façon dont ils ont été traités par diverses personnes à leur retour au pays ou des événements survenus après. Ce sentiment de trahison se traduit dans bien des cas par de l’amertume et de la colère.

Certains n’expriment leur colère que verbalement (ce qui peut malgré tout être très dommageable). D’autres se montrent physiquement agressifs et violents à l’égard des biens ou des gens, même des plus proches. Dans bien des cas, les anciens combattants se sentent incapables de dominer leur colère. La puissance de leur colère peut même les effrayer, et ils ressentent souvent un immense remords après coup. De tels symptômes engendrent souvent des problèmes dans leur milieu de travail, ainsi qu’auprès de la famille et des amis.

Les réactions de stress post-traumatique sont justifiées et appropriées comme réflexes de survie pendant le traumatisme et dans le cadre des efforts entrepris par la suite pour le surmonter.

Une fois que l’on connaît l’origine de ces symptômes, il est plus facile de comprendre les réactions associées de stress post traumatique.
Ce qui est moins évident, c’est de se défaire de certains mécanismes qui n’ont plus leur raison d’être et qui ont essentiellement pour effet de nuire à sa qualité de vie.

Détecté tôt, le stress post-traumatique se résout tôt. Détecté tard, il sera guéri mais il vous aura gâché la vie ainsi que celle de vos proches pendant des années.

STP: LE PLAN D’ACTION DU MINISTERE

STP: PREVENTION, DETECTION, PRISE EN CHARGE

STP: POURQUOI SE SOIGNER ? POUR MOI ET POUR LES AUTRES

 

conception secret défiance

conception secret défiance

468 ad

Trackbacks/Pingbacks

  1. SPT: Pourquoi se soigner ? Pour moi et pour les autres | Secret Defiance - […] STP: QUELS SONT LES SYMPTOMES? […]
  2. SPT: Prévention,détection,prise en charge | Secret Defiance - […] STP: QUELS SONT LES SYMPTOMES? […]

COMMENTAIRES (les commentaires sont modérés AVANT publication)

ARTICLES RECENTS

ARTICLES LES PLUS LUS

COMMENTAIRES RECENTS